Séance photo famille : capter les fous rires plutôt que les poses
- Gaël Greppin Photographe

- il y a 8 heures
- 2 min de lecture
Il y a un moment, pendant chaque séance famille, où je sais que ça y est : ce n'est plus une photo, c'est un souvenir en train de se faire devant mon objectif. Cette fois, ça s'est produit dans une allée bordée d'arbres, à contre-jour, quand toute la famille s'est mise à courir vers moi en riant, les bras ouverts. Personne n'avait rien préparé. Je leur avais juste dit "allez-y, foncez" — et ce qui s'est passé ensuite, c'est exactement ce qu'on cherche : du mouvement, de la joie, rien de figé.
La séance a commencé sur un chemin ombragé, sous une voûte de feuillage qui filtrait une lumière dorée. Les enfants juchés sur les épaules de leurs parents, bras tendus comme s'ils volaient. Puis on a continué vers les vignes, avec le lac Léman et les montagnes en toile de fond — cette lumière de fin de journée qu'on ne peut pas reproduire en studio, la chance d'avoir cette vue sur le lac et les montagnes, un paradis cette Riviera vaudoise.
Entre deux prises, il s'est passé ce qu'il se passe toujours avec des enfants : ils ont continué à vivre. Le petit frère et la grande sœur qui chuchotent un secret au milieu du chemin. Un bisou sur la joue, spontané, pas demandé. Le papa qui soulève son fils à bout de bras, dans un éclat de rire partagé. Ce sont ces instants entre les instants qui, souvent, deviennent les photos préférées de la famille — bien plus que le portrait parfaitement posé et souriant.
Pourquoi laisser les enfants bouger (au lieu de les poser)
Une erreur classique en photo de famille, c'est de vouloir tout contrôler : "regarde ici", "souris", "reste immobile". Avec des enfants, ça donne des sourires crispés et des regards qui fuient l'objectif au bout de trente secondes.
L'approche qu'on privilégie est différente :
On donne une direction, pas une pose — "courez vers moi", "chatouille ton frère", "portez-la sur les épaules" — et on laisse le naturel reprendre le dessus.
On travaille avec la fratrie, pas seulement avec les parents : les enfants sont souvent plus détendus entre eux, et ces liens-là sont ce qui touche le plus, des années plus tard.
On profite de la lumière et du décor plutôt que de la subir : fin de journée, allée ombragée, vignoble ouvert sur le lac — chaque lieu a son ambiance, et on la laisse infuser dans les images plutôt que de forcer une pose qui ne colle pas au décor.
Ce qu'on en retient
Ce qui frappe en regardant ces photos après coup, ce n'est jamais la technique. C'est un rire capté au bon moment, un geste de tendresse entre deux enfants qui, dans dix ans, ne se souviendront peut-être plus de ce jour précis — mais qui pourront le regarder et sentir à nouveau ce que c'était, d'avoir cet âge-là, dans cette famille-là, un jour d'été sur la Riviera vaudoise.
Envie d'une séance photo de famille pleine de vie, entre nature et vignobles, sur la Riviera vaudoise ?



























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